
Alors celle-là, je ne peux pas la faire sans penser à mon beau-frère breton. Non seulement le gonze a marié ma soeur, mais il a aussi réussi un exploit rare : me faire admettre que parfois, trop de beurre… c’est juste assez. Le kouign amann, c’est son étendard culinaire. Le genre de truc qu’il évoque avec des étoiles dans les yeux et un ton solennel comme s’il parlait d’un mythe sacré, et en vrai, il n’a pas tort.
Ce gâteau croustillant et caramélisé, à la fois feuilleté, fondant et sucré-salé, c’est une claque. Pas une claque douce. Une vraie, bien bretonne. La pâte à pain y est travaillée comme une pâte feuilletée, mais blindée de beurre demi-sel et de sucre. Et au four ? Magie : ça fond, ça caramélise, ça croustille. C’est pas un dessert de régime, mais c’est un dessert de fête, de terroir, de mémoire.
J’ai mis du temps à me lancer dans la version maison, mais je peux te dire un truc : une fois que tu y as goûté, plus jamais tu ne regardes une brioche du même œil. Allez, pour mon beau-frère, pour la Bretagne, et pour le beurre : on y va.
La recette du Kouign Amann breton traditionnel

Kouign amann
Equipment
- Saladier
- Rouleau à pâtisserie
- Moule rond (20-22 cm)
- Torchon propre
Ingrédients
- 250 g farine
- 1 pincée sel
- 10 g levure boulangère fraîche
- 150 ml eau tiède
- 200 g beurre demi-sel froid, en tranches ou râpé
- 200 g sucre en poudre
Instructions
- Mélangez la farine, le sel, la levure et l’eau tiède. Pétrissez jusqu’à obtenir une pâte lisse. Couvrez et laissez pousser 1h.
- Étalez la pâte en grand rectangle, ajoutez la moitié du sucre et le beurre froid. Repliez en portefeuille, tournez, étalez et répétez 2 fois en ajoutant un peu de sucre à chaque tour.
- Déposez dans un moule beurré. Saupoudrez du reste de sucre et laissez reposer 30 min.
- Préchauffez le four à 200°C. Enfournez 35 minutes jusqu’à caramélisation.
- Démoulez tiède pour éviter que le caramel ne fige dans le moule.
Notes
Questions fréquentes sur le Kouign Amann
Ce serait une hérésie en Bretagne ! Le beurre demi-sel est crucial pour obtenir le contraste sucré-salé typique du kouign amann.
Oui, mais il faudra pétrir la pâte à la main et être patient pour les tours. Rien d’insurmontable.
Né à Douarnenez au XIXe siècle, ce gâteau aurait été inventé un peu par hasard, quand un boulanger aurait voulu écouler du beurre et du sucre. Une légende bien grasse, comme on les aime.
La croûte doit être bien dorée et caramélisée. Attention à ne pas le laisser brûler, le sucre va très vite !
Oui, une fois refroidi, il se congèle très bien. Réchauffez-le doucement au four pour retrouver le croustillant.









