
La Mageiritsa est la soupe emblématique du dimanche de Pâques en Grèce. Elle est traditionnellement servie après la messe de minuit, marquant la fin du Carême orthodoxe. Riche mais délicate, elle réintroduit progressivement la viande après plusieurs semaines d’abstinence.
Cette soupe est préparée à partir des abats d’agneau, finement découpés, mijotés avec des herbes fraîches et liés avec l’avgolemono — une sauce grecque à base d’œufs et de citron qui apporte une texture veloutée et une fraîcheur incomparable.
Bien exécutée, la Mageiritsa doit être équilibrée : ni trop lourde, ni trop acide, avec une texture soyeuse et un parfum d’herbes dominant. C’est une recette profondément traditionnelle, ancrée dans la culture grecque pascale.
La recette de la soupe Magiritsa

Soupe Mageiritsa
Ingrédients
- 500 g abats d’agneau
- 1 L bouillon de volaille
- 1 L eau
- 120 g oignon haché
- 40 ml huile d’olive
- 80 g riz rond
- 30 g aneth frais haché
- 20 g persil frais haché
- 40 g oignons nouveaux émincés
- 2 g sel
- 2 g poivre
- 2 œufs
- 80 ml jus de citron
Instructions
- Blanchir les abats 5 minutes, égoutter puis les couper en petits morceaux.
- Faire revenir l’oignon dans l’huile pendant 5 minutes.
- Ajouter les abats et les faire revenir 5 minutes.
- Ajouter le bouillon et l’eau puis laisser mijoter 30 minutes.
- Ajouter le riz, les herbes et cuire 15 minutes.
- Battre les œufs avec le jus de citron.
- Tempérer avec du bouillon chaud en fouettant.
- Retirer du feu, incorporer l’avgolemono, ajuster l’assaisonnement et servir sans faire bouillir.
Notes
Questions fréquentes sur la Mageiritsa
Traditionnellement, non. Les abats sont essentiels à la recette originale. Cependant, pour une version plus douce, vous pouvez utiliser uniquement du foie d’agneau ou même des morceaux d’agneau finement coupés. Le goût sera plus léger.
Cette étape permet d’éliminer les impuretés et d’adoucir le goût parfois fort des abats. Elle améliore aussi la texture finale. C’est une technique classique dans les cuisines méditerranéennes. Elle garantit une soupe plus nette.
Il est essentiel de tempérer le mélange en ajoutant progressivement du bouillon chaud. La soupe ne doit jamais bouillir après l’ajout. Remuez constamment pour obtenir une texture lisse. La chaleur résiduelle suffit à épaissir légèrement la soupe.
Oui, certaines versions utilisent un peu plus d’herbes et moins de riz, ou remplacent le riz par un peu de boulgour fin. Le riz apporte de la texture et épaissit légèrement la soupe. Il reste cependant l’ingrédient traditionnel.
Oui, mais il est préférable d’ajouter l’avgolemono au dernier moment lors du réchauffage. Réchauffez doucement sans porter à ébullition. Cela préserve la texture veloutée. La soupe se conserve 1 à 2 jours au réfrigérateur.
Elle doit être équilibrée : légèrement citronnée, herbacée et riche sans être lourde. Le citron apporte fraîcheur et légèreté. Les herbes dominent le profil aromatique. Les abats donnent profondeur et caractère.
Il est déconseillé de congeler une soupe liée à l’avgolemono, car la texture peut se séparer à la décongélation. Si nécessaire, congelez-la sans la liaison et ajoutez l’avgolemono après réchauffage. Cela garantit une meilleure texture.
Traditionnellement, elle est servie seule après la messe de minuit. Vous pouvez l’accompagner d’un pain rustique ou d’un pain pita. Elle ouvre le repas pascal avant l’agneau rôti. C’est un plat symbolique autant que culinaire.
Les origines de la Mageiritsa, la soupe de Pâques en Grèce
La Mageiritsa est une soupe traditionnelle grecque étroitement liée à la célébration de Pâques orthodoxe. Après quarante jours de Carême sans viande, elle est servie dans la nuit du Samedi saint pour réintroduire progressivement les produits animaux dans l’alimentation.
Elle est généralement préparée avec les abats de l’agneau qui sera rôti le lendemain pour le repas pascal. Cette utilisation complète de l’animal reflète une cuisine de respect et de tradition rurale.
La liaison à l’avgolemono, mélange d’œufs et de citron, est caractéristique de la cuisine grecque. Elle apporte une texture veloutée sans crème et un équilibre acide qui allège la richesse des abats. La Mageiritsa reste aujourd’hui un pilier des tables grecques pascales.









