
Alors là, on entre dans le dur, dans le vrai, dans le patrimoine culinaire lyonnais : les bugnes. Chez nous, c’est pas carnaval sans une montagne de bugnes moelleuses sur la table. Et attention, pas les sèches qui cassent sous la dent, non. Les bugnes bien dodues, tendres, parfumées à la fleur d’oranger, qu’on attrape à pleines mains pour les saupoudrer de sucre glace avant qu’elles ne disparaissent.
Je me souviens encore de ma grand-mère, debout devant sa table enfarinée, à découper des losanges bien réguliers pendant que les enfants se battaient pour manger les premières encore tièdes. Aujourd’hui, je perpétue la tradition à la maison. C’est un vrai moment de transmission avec mes enfants, et soyons honnêtes : une excuse parfaite pour se régaler.
Et si vous aimez les classiques lyonnais, pensez à jeter un œil à ma cervelle de canuts ou à la galette de Pérouges. Le patrimoine, c’est bon, surtout quand il se mange.
La recette de bugnes moelleuses

Bugnes moelleuses
Ingrédients
- 500 g farine
- 3 œufs
- 100 g beurre mou
- 100 g sucre
- 1 sachet levure chimique
- 1 pincée sel
- 2 cuil. à soupe fleur d’oranger
- 2 cuil. à soupe lait
- huile de friture
- sucre glace
Instructions
- Dans un saladier, mélangez farine, sucre, sel et levure.
- Ajoutez les œufs, le lait, la fleur d’oranger et le beurre. Pétrissez jusqu’à obtenir une pâte homogène. Laissez reposer 2h.
- Étalez la pâte (5 mm), découpez des losanges avec une fente au centre.
- Faites frire à 170°C pendant 2-3 minutes de chaque côté. Égouttez sur du papier absorbant.
- Saupoudrez de sucre glace et dégustez tiède ou froid.
Questions fréquentes sur les bugnes
Les bugnes lyonnaises sont épaisses et moelleuses, proches des beignets, tandis que les bugnes sèches (souvent appelées “merveilles”) sont fines, croustillantes et moins levées.
La levure chimique apporte de la légèreté. Sans elle, vos bugnes seront plus denses. Vous pouvez tester avec de la levure boulangère pour une version encore plus gonflée, mais le temps de pousse sera plus long.
Rangez-les dans une boîte hermétique à température ambiante. Elles se gardent 2 à 3 jours, mais comme chez moi, elles partent souvent en une après-midi !
Bien sûr ! Vous pouvez essayer le zeste de citron ou d’orange, un trait de rhum ambré ou même un peu de vanille. Mais la fleur d’oranger, c’est vraiment la signature lyonnaise.
Techniquement oui, à 180°C pendant 10-12 min. Mais on s’éloigne franchement du goût et de la texture traditionnels. À réserver en cas de diète stricte !









