Bol de sancocho colombien, bouillon de poulet avec maïs, plantains, pommes de terre, carottes et coriandre, servi avec riz

Quand l’hiver pointe le bout de son nez ou que l’on a simplement besoin d’un plat qui réconforte, je me tourne vers les recettes de ma grand-mère. Mais il y a quelques années, un ami colombien m’a fait découvrir le sancocho. Depuis, ce bouillon généreux est devenu un incontournable à la maison.

Le sancocho, c’est bien plus qu’une soupe. C’est un plat traditionnel d’Amérique latine, particulièrement populaire en Colombie, où chaque famille a sa propre version. À base de poulet, de maïs, de plantains et de légumes-racines, il se savoure en famille, souvent le dimanche, accompagné de riz blanc et d’avocat. Je vous propose ici ma version, adaptée pour les cuisiniers du quotidien mais fidèle à l’esprit original.

La recette du sancocho colombien au poulet

Bol de sancocho colombien, bouillon de poulet avec maïs, plantains, pommes de terre, carottes et coriandre, servi avec riz

Sancocho colombien au poulet

Un bouillon colombien riche et parfumé, mijoté avec du poulet, du maïs, des plantains et des légumes. Parfait pour un repas convivial et réconfortant.
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Temps de préparation 20 minutes
Temps de cuisson 1 heure
Repos 0 minutes
Portions 6 personnes

Ingrédients
  

  • 1 kg poulet (cuisses et pilons) avec la peau
  • 2 L eau
  • 2 épis de maïs coupés en tronçons de 5 cm
  • 2 plantains verts pelés et coupés en rondelles épaisses
  • 3 pommes de terre moyennes, pelées et coupées en cubes
  • 2 carottes pelées et coupées en rondelles
  • 1 oignon haché
  • 3 gousses ail écrasées
  • 1 cuillère à café cumin moulu
  • 1 cuillère à café coriandre moulue
  • Sel et poivre selon votre goût
  • 1 botte coriandre fraîche ciselée, pour servir
  • 1 avocat coupé en tranches, pour servir
  • Riz blanc cuit pour servir

Instructions
 

  • Dans une grande marmite, mettez le poulet et couvrez-le avec les 2 litres d’eau. Portez à ébullition, écumez si nécessaire, puis réduisez le feu et laissez mijoter 20 minutes.
  • Ajoutez l’oignon haché, l’ail écrasé, le cumin, la coriandre moulue, du sel et du poivre. Mélangez et laissez cuire encore 10 minutes.
  • Incorporez les tronçons de maïs, les rondelles de plantain, les pommes de terre et les carottes. Couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 30 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient tendres et que le poulet se détache de l’os.
  • Retirez le poulet de la marmite, effilochez la chair et remettez-la dans le bouillon. Rectifiez l’assaisonnement.
  • Servez le sancocho bien chaud dans des bols, parsemé de coriandre fraîche. Accompagnez de riz blanc et de tranches d’avocat.

Notes

Pour un sancocho encore plus authentique, vous pouvez ajouter un morceau de yucca (manioc) avec les autres légumes. Si vous aimez les plats relevés, servez avec une sauce piquante colombienne (ají) à part. Ce bouillon est encore meilleur réchauffé le lendemain.
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Questions fréquentes sur le sancocho

Qu’est-ce que le sancocho exactement ?

Le sancocho est un bouillon traditionnel d’Amérique latine, très populaire en Colombie. Il se compose généralement de viande (poulet, bœuf ou poisson), de maïs, de plantains et de légumes-racines, le tout mijoté longuement pour obtenir un plat réconfortant et parfumé.

Quels sont les ingrédients essentiels du sancocho colombien ?

Les ingrédients de base du sancocho colombien au poulet sont le poulet, le maïs en épis, les plantains verts, les pommes de terre, les carottes, l’oignon, l’ail, le cumin et la coriandre. On le sert souvent avec du riz blanc, de l’avocat et de la coriandre fraîche.

Peut-on préparer le sancocho à l’avance ?

Oui, le sancocho est excellent préparé à l’avance. Il se conserve très bien au réfrigérateur pendant 2 à 3 jours et ses saveurs se développent encore plus. Réchauffez-le doucement à feu doux avant de servir.

Le sancocho est-il un plat épicé ?

Traditionnellement, le sancocho n’est pas très épicé. Il est parfumé au cumin et à la coriandre, mais le piquant vient généralement d’une sauce servie à part, comme l’ají colombien. Ainsi, chacun peut doser selon ses goûts.

Peut-on remplacer le poulet par une autre viande dans le sancocho ?

Absolument. Le sancocho se décline avec différentes viandes : bœuf (souvent des morceaux à mijoter), porc ou poisson (comme le sancocho de pescado). Chaque version a ses adeptes et ses spécificités régionales.

Quelle est l’origine du sancocho ?

Le sancocho trouve ses racines dans la cuisine espagnole et africaine, apportée en Amérique latine pendant la colonisation. Il s’est ensuite adapté aux ingrédients locaux, devenant un plat emblématique de pays comme la Colombie, le Panama, la République dominicaine et le Venezuela.

Le sancocho : un plat qui raconte une histoire

Le sancocho fait partie de ces plats qui ne se contentent pas de nourrir. Il rassemble, il réchauffe, il raconte. Derrière cette grande soupe généreuse, pleine de viande, de légumes, de racines et de parfums, il y a tout un art de vivre : celui des repas qui prennent leur temps, des marmites que l’on partage, des familles qui se retrouvent autour d’une table sans trop regarder l’heure.

Ce plat a quelque chose de profondément populaire et universel. On le retrouve dans plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes, avec des variantes selon les régions, les familles et les ingrédients disponibles. Chacun y met un peu de son histoire : ici du poulet, là du bœuf, parfois du porc, du manioc, de la banane plantain, du maïs, de la coriandre… Le sancocho n’est pas une recette figée. C’est une mémoire qui mijote.

Ce que j’aime dans ce genre de plat, c’est son honnêteté. Pas besoin de dressage compliqué ni d’assiette prétentieuse. Une grande louche, un bol fumant, un morceau de pain ou de riz à côté, et tout est dit. C’est une cuisine de foyer, de transmission, de dimanche midi, de discussions qui durent plus longtemps que prévu.

Le sancocho rappelle aussi une chose simple : les plus beaux plats ne sont pas toujours les plus sophistiqués. Souvent, ce sont ceux qui ont été cuisinés pour beaucoup, avec patience, avec générosité, et avec cette idée toute simple que manger ensemble compte autant que ce que l’on mange.

Alors oui, on peut voir le sancocho comme une soupe ou un ragoût. Mais ce serait presque trop réducteur. C’est un plat de lien. Un plat qui dit : “installe-toi, prends ton temps, il y en a assez pour tout le monde.”

Quand mon ami colombien m’a invité à partager un sancocho chez lui, je ne savais pas à quoi m’attendre. Dans sa cuisine, sa mère préparait ce bouillon avec une lenteur presque rituelle. Chaque geste était précis, chaque épice ajoutée avec amour. En voyant la famille se réunir autour de la table, j’ai compris que ce plat était bien plus qu’un simple repas : c’était un héritage.

Le sancocho est un plat de partage par excellence. En Colombie, il est souvent cuisiné le week-end, quand les familles se retrouvent. Chaque région a sa variante : dans les Andes, on y met du poulet et des pommes de terre ; sur la côte, on utilise du poisson et de la noix de coco. Mais partout, l’esprit reste le même : celui de la convivialité et de la générosité.

Avec mes enfants, j’aime préparer ce sancocho le dimanche. Pendant que le bouillon mijote doucement, toute la maison se remplit d’un parfum envoûtant. Les petits aident à éplucher les légumes (avec un peu d’aide pour les plantains, qui sont coriaces !) et à disposer les morceaux de maïs. C’est un moment de complicité, un rituel qui nous transporte loin de notre cuisine française, vers les saveurs ensoleillées de l’Amérique du Sud.

Alors, si vous cherchez un plat qui réchauffe le corps et l’âme, essayez ce sancocho. Servez-le dans de grands bols, avec du riz blanc et de l’avocat, et regardez vos proches sourire. C’est ça, la magie de la cuisine : un bouillon peut devenir un voyage.

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